Dakar 2011 – Camelia Liparoti – A LA MI TEMPS BUENOS AIRES – ARICA
Durant la première semaine du Dakar, comme c’est le cas annuellement, il se passe une foule de choses. Ce furent six étapes diaboliques desquelles Camelia Liparoti, « la princesse des sables » en Quad est sortie grandi !
De sa hauteur, elle toise son Quad Yamaha : « je lui parle au moins trois fois par jour. J’ai beaucoup de respect pour lui, il m’emmène partout d’autant que j’évolue chaque jour dans du hors piste, sans quoi, je serais empêtrée dans le « guadal ». C’est une sorte de fesh-fesh aussi fin que de la farine qui passe partout et transforme votre visage, pas besoin de se badigeonner de crème ou de terracota, il s’en occupe ! »
« Le bilan de la première semaine de course me satisfait pleinement », avoue t’elle avec son air canaille. « Je me suis bien familiarisée avec mon gros Yamaha et tous les jours je prends davantage de confiance. C’est une machine fiable sur laquelle, durant la journée de repos, nous avons simplement soufflé le filtre à air. Le reste était nickel ! L’assistance voulait changer le moteur, je ne l’ai pas souhaité car, sur l’étape de reprise, il aurait fallu le roder. Je garde le mien, il est en bon état » dit-elle d’un ton déterminé.
De son physique, Camélia ne souffre de nulle part. « Des mains légèrement », avoue t’elle « car, le Quad est lourd. Il faut le tenir. Je roule environ à 70% de mes possibilités, j’ai tellement envie de retourner à Buenos Aires, samedi prochain. Le nombre d’abandons est suffisamment parlant sur ce Dakar que je ne tiens pas à figurer sur la liste ! Et puis, je me dois d’être la plus vigilante possible. Entre le « guadal », les cailloux, les ornières, les pièges et les multiples dangers qui émaillent les pistes, je ne veux pas être rappelée à l’ordre ! »
Quinzième au classement général après six étapes disputées sur les 13 du menu de cette quinzaine, la francoitalienne réalise une première et prometteuse performance. « J’aborde la deuxième partie de la même façon que la première avec beaucoup de précaution car, selon David Castéra le Directeur Sportif de l’épreuve et le traceur du parcours, il l’annonce encore plus rude. Je reste donc, sereine et sur la même philosophie pour arriver au bout en roulant régulièrement. »
Camélia aurait été presque cachottière, si elle n’avait pas avoué : « je suis tombée en panne d’essence à quelques kilomètres de l’arrivée de la l’ES6… » Elle n’a eu aucun problème pour être ravitaillée… A peine avaitelle sorti son sourire et son regard bleu pétillant de rigueur… le réservoir était rempli ! « Ce pépin est de ma faute, confesse t’elle. J’ai omis de basculer le liquide d’un réservoir sur l’autre. Une étourderie, une leçon supplémentaire, un avertissement aussi. Je possède vraiment un Quad fantastique, il a beaucoup de couple ce qui me permet de sortir d’endroits périlleux, il est lourd certes mais fiable. Je le soigne, le caresse comme un cheval pour qu’il obéisse et qu’il avance sans renâcler… »
Source/Fuente: Press Camelia Liparoti
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